Et si on parlait de la condition féminine ?

Et si on parlait de la condition féminine ?

La condition de ladite « femme moderne » est-elle meilleure que celle de la femme d’avant ? J’avoue que c’est une question que je me pose de temps à autre, quand je vois ces femmes qui travaillent dur à être mères, femmes, amantes et bureaucrates. Ces différentes casquettes ne sont pas du tout faciles à porter, et ce, toutes en même temps.sport-pendant-la-grossesse

Ne vous méprenez surtout pas, je ne suis pas en train de dire que les femmes se sont battues pendant des siècles pour acquérir tous ces droits que nous avons aujourd’hui pour rien. Grâce à leurs revendications, nous avons maintenant accès à des « droits » qui nous étaient refusés avant, des choses qui nous semblent ridicules, mais oh combien difficiles d’accès pour nos ancêtres ! Le droit d’aller à l’école, de voter, de choisir son mari, le droit de divorcer, de travailler sont des choses qui étaient impossibles à nos grands-mères ! Nous les remercions et leur rendons hommage et leur demandons de profiter pleinement de leur repos éternel, car des femmes présidentes de la république il y en a de nos jours !

 

Bien sûr il y a encore beaucoup à faire. Il y a encore des femmes qui subissent l’oppression de la société dans laquelle elles vivent. En Arabie Saoudite, elles n’ont pas encore le droit de conduire ; en Inde et en Chine, certains parents tuent leurs bébés à la naissance si elles sont de sexe féminin ; la politique de la promotion canapé existe encore partout dans le monde ; sur notre continent, certains parents préfèrent envoyer les garçons à l’école et pas les filles… Mais cela ne nous empêche pas de faire un bilan de mi-parcours. Et pour cela je vous raconte la journée typique d’une femme mère, amante et bureaucrate. Et je suis s
ûre qu’où que vous soyez, en Afrique, en Europe ou partout ailleurs dans le monde, vous vous reconnaîtrez.images

 

Elle se lève donc cette femme, aux aurores, bien avant sa petite maisonnée. Elle prépare le petit déjeuner de la famille et réveille les enfants. S’il y a un bébé parmi eux, elle va avoir un traitement spécial pour lui. Une fois les enfants lavés et habillés parfois avec beaucoup de difficultés, elle leur sert le petit déjeuner et pendant ce temps, file se doucher et s’apprêter ou apprête d’abord la chambre conjugale avant de se doucher. Sur le pouce, elle prend un petit déjeuner et conduit les enfants à l’école. De l’école, elle court au bureau. Une fois au bureau, il lui faut faire et cela parfaitement, ce pour quoi elle a été payée, oublier tout et se concentrer. Parfois, le couple a les moyens d’inscrire les enfants en demi-pension et elle ne revoit ses enfants qu’en fin d’après-midi, à la fermeture des classes. Il y a des jours où les enfants ont des activités extra scolaires à faire, là encore, il faut prévoir un petit moment dans la journée pour aller les récupérer. Une fois rentrée, les enfants sont à nouveau lavés et elle prépare le dîner. Ensuite il faut les coucher, terminer les tâches ménagères de la journée, en faire d’autres en prévision de la journée à venir et rejoindre le lit conjugal. Le lendemain, encore le même scénario, et ainsi de suite.afrosomething-article-jourdandunncookingshow

Cette femme que j’ai décrite, elle est la représentation de la femme dite « moderne » d’aujourd’hui. C’est à croire que la société nous dit, « vous avez voulu sortir de vos cuisines et travailler en dehors de la maison, alors sachez avant tout que vous êtes des femmes ; et que votre devoir de femme vous appelle ». Et la femme porte alors cette nouvelle casquette, sans en avoir enlevé l’ancienne. Mais qui n’en est pas moins un fardeau quelque fois. Alors, ma question est la suivante : la société dans laquelle nous vivons n’est plus celle que nos grand-mères ont laissée, et pourtant, dans la majorité des familles, le couple n’a pas changé. A-t-on besoin d’une « mise à jour » du couple homme/femme ? Je pense sincèrement que oui !

Loin de moi l’idée de dire qu’à cause de ce nouvel état de fait les femmes ne doivent plus s’occuper de leur intérieur ! Je dis qu’au bureau, les femmes ne sont pas des femmes, elles sont des êtres asexués qui doivent avant tout faire leur travail. A la maison, qu’elles soient directrices générales, présidentes, secrétaires, réceptionnistes, elles redeviennent femmes et mères.

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Et comme le couple est avant tout une équipe qui collabore, chers maris, chers compagnons, voyez comment vous pouvez mieux « travailler » avec votre collaboratrice. Je ne me hasarderai pas à vous faire une longue liste de propositions, je vous demande juste d’observer et de voir ce qu’il faut améliorer, car après tout, le socle sur lequel repose toute société, c’est la femme. Et une femme bien encadrée, épaulée et comprise, c’est une meilleure société pour demain.

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