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Manger moins sucré

Manger moins sucré

 

Dans nos sociétés actuelles et de plus en plus en Afrique, la consommation de sucre et de produits sucrés a plus qu’explosé ! Corrélée avec l’apparition de maladies de civilisation telles que le diabètes où l’obésité. Omniprésent dans nos aliments, le sucre bien que source de plaisir, peut devenir une vrai drogue dont il est difficile de s’en passer … Comment alors de désintoxiquer de ce goût sucré, de réduire sa consommation dans l’intérêt de conserver une bonne santé ?

Le sucre en question :

D’un point de vu diététique, le mot sucre désigne le « saccharose » c’est à dire le sucre blanc. Il est important de noter une précision importante : il existe deux grandes familles de sucre que l’on appelle les GLUCIDES. On distingue les glucides simples comme le sucre blanc et les glucides complexes (amidon+fibres) que l’on retrouve dans le pain, le riz, les pâtes, le mil, la patate douce, l’igname, les lentilles …

Le sucre dont il est question concernant les débats sur son excès de consommation est uniquement le sucre blanc raffiné. La notion d’index glycémique sera abordée au cours d’un prochain article.

On distingue :

1-Le sucre visible (sucre blanc)

est le sucre que l’on rajoute à nos aliments et dont on peut contrôler la consommation.

2- Le sucre caché:

est le sucre présent à l’état naturel dans certains aliments (fruits, lait, pain…) ou ajouté industriellement  (gâteaux, viennoiseries, pâtisseries, thiacry, yaourts sucrés, sauces …)

Selon les recommandations actuelles, l’on devrait limiter sa consommation de sucre et produits sucrés. En effet, les produits sucrés ne sont pas indispensables à l’organisme, ils apportent des « calories vides » : le sucre ne contient pas de nutriments essentiels comme les vitamines ou les minéraux.

Les glucides sont des substrats essentiels pour faire fonctionner notre corps leur rôle étant d’apporter de l’énergie. Toutefois, la surconsommation de sucre simple a des conséquences défavorables sur la santé à long terme : apports énergétiques excédentaires conduisant au surpoids favorisant la survenue de diabète, maladie cardio vasculaire ou hypertension.

L’overdose du sucre

Les dépenses marketing sont colossales pour pousser à a consommation de produit sucrés, qui profitent aux industriels. Le sucre est énormément utilisé dans l’industrie agro alimentaire comme exhausteur de goût, agent de texture, conservateur ou colorant. On le retrouve dans de nombreux produits du quotidien où l’on ne soupçonnerait pas qu’il y en ait :

Où se cache le sucre ?

Le sucre se cache sous différentes désignations, qu’il faut connaitre pour savoir analyser les étiquettes alimentaires :

sirop de maïs, sirop de glucose-fructose, maltodextrine, dextrose, mélasse, cassonade, lactose, amidon modifié, sucre inverti …

A titre d’exemple :

 

 

Quelles sont les solutions ?

Les conséquences d’une alimentation riche en sucre peuvent être nombreuses au delà de l’état pathologique : poussée d’acné, caries, coup de fatigue, irritabilité, urine fréquente, déshydratation, augmentation de l’appétit, infertilité … Baisser sa consommation de sucre est devenue une nécessité, un combat de tous les jours afin de préserver sa santé.

Sans se sentir frustré, il faut se demander quelle est la raison qui nous pousse à vouloir manger sucré et être acteur du changement : suis-je stressé ? Ai-je l’habitude de finir le repas par une note sucrée ? Serais-je déshydraté ?

C’est un mode de vie plus sain à adopter, se désintoxiquer du goût sucré vous permettra de déshabituer le corps et de se libérer de cette envie qui nous dicte la vie ! Le plaisir est essentiel, il ne faut pas supprimer le sucre, mais être conscient des dangers de sa consommation en excès et savoir orienter ses choix alimentaires.

Conseils pratiques :

– En dessert les fruits frais et les laitages natures restent le meilleur choix

– En collation on pense au chocolat noir à 85% et aux oléagineux (amande, noix, arachides non salées) qui sont à la fois nutritifs et rassasiants

– Au restaurant préférez toujours 1 entrée de crudités à un dessert sucré

– Ne jamais sauter de repas et fractionner son alimentation en 3 repas + 1 à collations pour répartir l’apport et éviter les fringales sucrées

– Misez sur les aliments complets (riz, pâte, pain…) pour vous caller

– On pense aux édulcorants avec parcimonie pour remplacer le sucre blanc : sucria, stévia, sucralose … car ils n’apportent aucune calorie et n’élève pas la glycémie

– Durant les repas on mange à sa faim et l’on écoute ses sensations alimentaires

– On fait le tri dans ses placards pour éviter toute tentation !

– Privilégiez le fait maison aux aliments industriels qui sont trop gras et trop sucrés !

– Ne jamais prendre de sucre entre les repas de façon isolée car cela induirait un pic insulinique responsable d’un stockage du sucre sous forme de gras

Un bon sommeil, une alimentation mesurée et une activité physique régulière sont les piliers fondamentaux d’une meilleure santé !

Par Salomé BRICARD

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Salomé BRICARD

Salomé BRICARD

Née au cœur de l'Afrique équatoriale en République Gabonaise, travailler sur le continent était pour moi une évidence. Diplômée d'un Bachelor en Diététique et Nutrition Humaine, promouvoir la santé par une alimentation adaptée auprès des populations sénégalaises revêt pour moi d'une importance capitale. C'est au cours de mes nombreux séjours au Sénégal, que j'ai pu me rendre compte des problématiques nutritionnelles existantes.

Depuis 25 ans en effet, l'Afrique connait de profondes transformations : aujourd'hui, la prévalence des maladies chroniques surpasse celle des carences alimentaires et de la malnutrition. Prévalence liée notamment à l'occidentalisation des modes de vie, à la sédentarité ou aux mauvaises habitudes alimentaires, la faute à un manque d'informations !
De nouveaux enjeux sont donc présents avec l'apparition des maladies non transmissibles que sont le diabète, l'obésité, l'hypertension ou les maladies cardiovasculaires. Les femmes sont d'autant plus touchées par le phénomène, avec une pression sociale toujours d'actualité sur les femmes trop minces et un réflexe culturel bien présent (l'embonpoint comme critère de beauté). La montée croissante de ces pathologies émergentes inquiètent de plus en plus les autorités publiques, conscientes de leur essor inexorable.

Contribuer à améliorer l'état de nutrition de la population, particulièrement celle des groupes les plus vulnérables, fait parti de mes préoccupations et de mon projet professionnel. Dans un pays ou la diététique commence à peine à se faire connaître, comment provoquer une prise de conscience collective ?
Cela passe forcément par la mise en place de stratégie de prévention actives à travers la participation de tous les professionnels de santé voir même des instances religieuses afin de mettre en place des programmes d'éducation nutritionnelle durable prenant en compte les réalités socio culturelles et l'insécurité alimentaire toujours présente. De même que les soins nutritionnels, qui devraient être considérés comme des éléments centraux au sein des hôpitaux ou cliniques.

Mais l'espoir est permis, la diététique est un secteur en plein expansion
et les femmes, véritables maillon fort au sein du tissu social, sont actrices du changement pour l'émergence du Sénégal.
Je suis convaincue qu'il est notre devoir de lutter contre ces nouvelles maladies, en agissant sur l'alimentation comme principal levier de santé afin d'assurer des meilleures conditions de vie et une prospérité partagée.
Pour Aza Mag, j’anime la rubrique Diet’Attitude

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